Peut-on utiliser ces lampes?

Oui elles sont utilisables sans problème, voir la partie "comment ça marche", attention : les lampes restent poreuses au début, donc ne pas les poser n'importe où et bien sûr la flamme (comme celle d'une bougie) doit être surveillée.

 

Comment dater une lampe, savoir si elle est authentique  ? 

En consultant un archéologue, un musée, un commissaire priseur parfois, ou posez moi la question, avec une photo de l'objet il est possible de dater globalement une lampe en fonction de sa forme.

  

Quel combustible employer ?

En principe n'importe quelle huile végétale, de cuisine, surtout pas d'huiles minérales, telles que la paraffine ou des huiles pour lampes à huile modernes, à base de pétrole qui sont dangereuses.

Les romains utilisaient généralement de l'huile d'olive, d'abord pour la cuisine bien sur, (l'huile de mauvaise qualité était recyclée pour l'éclairage) l'usage de la lampe à huile est un bon marqueur de romanité, donc si vous êtes un puriste...

Je conseille l'huile de pépins de raisin, une très belle huile, qui est donne une flamme blanche et lumineuse. L'huile d'arachide est a éviter.

 

Et les mèches ?

Dans l'antiquité selon son niveau social les mèches étaient en ficelle de chanvre tressé, pour les pauvres, de lin tissé importé d’Égypte pour les riches, ces mèches de qualité supérieure se consommaient moins vite permettaient un moindre entretien des lampes. Certaines étaient si réputées qu'on les considérait comme une signe extérieur de richesse

Aujourd'hui on utilise des mèches de coton. Une bonne mèche d'environ 10 cm donne une autonomie d'environ 8 heures. 

  

Pourquoi pas de créations et seulement des reproductions ?

C'est mon choix personnel, je trouve les lampes antiques tellement belles que les rendre accessibles sous la forme de reproductions c'est encore les faire vivre et diffuser cette beauté. J'ai souhaité aussi offrir la possibilité d'utiliser de de manipuler ces lampes que l'on voit que dans les vitrines des musées et qui restent inaccessibles.

Pour reproduire un modèle antique en conservant ses dimensions et détails, il y a un vrai et long travail artistique dans la re-création d'un original, il faut retrouver les détails effacés d'une lampe fatiguée, les interpréter, les sur-exprimer pour que le nouveau moule soit "parfait".

 

Fabriquez vous comme à l'époque antique ?

Oui, avec deux "compromissions", une au niveau des moules qui contiennent une résine pour être plus résistants à l'usure, l'autre concerne la cuisson qui est faite à 1000° en four électrique, bien sur j'ai testé la cuisson au feu de bois, mais elle est très longue et ne permettrait pas un prix raisonnable.

La production des moules, la fabrication des lampes, etc.  Tout reste conforme aux pratiques antiques.

 

Travaillez vous pour des musées ou avec des archéologues ?

Oui, je fabrique pour certains musées des reproductions de lampes appartenant à leurs collections qui sont ensuite vendues dans leurs boutiques.

Il m'arrive de participer à des expositions, je participe aussi à des projets pédagogiques ou de recherche en relation avec des archéologues ou des enseignants. 

Enfin je participe régulièrement à des animations : journées romaines, forums antiques, etc... pour des musées ou des sites archéologiques

 

Je voudrais fabriquer une lampe à huile ...

Je ne propose pas de ce type de prestation et mon atelier est trop petit pour cela, mais une quinzaine de musées ou de sites archéologiques proposent des ateliers où l'on apprends à fabriquer des lampes à huile.

J'ai fourni les moules et formé les animatrices et animateurs de ces musées ou sites.

La liste se trouve dans la partie "Prestations" du site.

   

Comment allumait on les lampes dans l'antiquité ?

Longtemps j'ai répondu que le feu était présent et conservé partout dans les villes antiques (souvenons nous des vestales) et qu'en déplacement on utilisait des briquets (restés en usage jusqu'au XIXe siècle...) pour allumer du feu.

Mais j'ai appris récemment que les romains du Ier siècle (à Rome en tous cas) connaissaient les allumettes soufrées (proches des allumettes "suédoises").

Mes remerciements à Claire Serrano pour m'avoir fait découvrir l'épigramme du poète Martial qui cite un petit métier à Rome : vendeur d'allumettes... Martial se plaint du vacarme ininterrompu qui lui brise les oreilles :

« A Rome, il n'est pas possible au pauvre de penser ou de se reposer. Impossible de vivre en paix le matin à cause des maîtres d'école, la nuit à cause des boulangers, toute la journée à cause des marteaux des chaudronniers. Ici un changeur inoccupé fait rouler sur sa table crasseuse des piles de pièces à l'effigie de Néron. Là un ouvrier espagnol bat du sable d'or et frappe de son maillet sa pierre usée. Rien n'arrête la troupe fanatique des fidèles de Bellone, ni le naufragé verbeux à la poitrine entourée de bandages, ni le juif auquel sa mère a appris à mendier, ni le colporteur chassieux qui vend ses allumettes soufrées. » 

 

En savoir plus ... 

Je suis un passionné d'histoire romaine, depuis toujours je trouve que la poterie antique et particulièrement les lampes à huile romaines sont fascinantes, j'ai la chance d'en posséder quelques unes...

J'ai souhaité comprendre et retrouver les techniques de fabrication de ces objets du quotidien. Petit à petit j'ai amélioré ma technique de production, faisant sans y penser de l'archéologie expérimentale.

J'ai montré mes réalisations sur Internet et on m'a encouragé à les présenter lors de manifestations antiques, depuis 2005 je suis artisan d'art et je fais régulièrement des animations en public, je travaille aussi pour les boutiques des musées. Je présente aujourd'hui des reproductions de lampes romaines, grecques et byzantines et j'ai en permanence de nouveaux modèles de lampes en préparation.

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